Voyage en Egypte. Scoutu, Gentonic, Chlorophylle et Theman

L’aventure kitesurf en textes et photos de Scoutu, Gentonic, Chlorophylle et Theman qui ont connu le vrai paradis sur les plans d’eau exotiques du pays des pharaons !



Texte et photos : Frédéric, Michelle, Sylvain et Geneviève.

Un petit “voyage+kitesurf” sur Google et voilà que nous nous sommes décidés à partir pour l’Égypte. Un voyage de kite exotique autour des pyramides et des pharaons. Qui étant enfant n’a pas été intrigué par ce pays rempli d’histoire ?


L’Égypte, c’est le berceau du monde et un superbe spot de kite. Le bleu turquoise carte postale de la mer Rouge, du soleil à temps plein et le vent 310 jours par année. Que demander de mieux ? Seul doute : comment ça se passe dans un pays musulman en compagnie de nos tendres moitiés. L’Égypte n’est certes pas le pays du routard. Une bonne préparation avant de partir et une ouverture d’esprit pour les imprévus sont de mise.


C’est un voyage inoubliable, mais il faut savoir quoi chercher pour rester dans des budgets raisonnables. Plusieurs options sont offertes : les forfaits clefs en mains, disponibles via les clubs Mistral, Nathalie Simon et autres et le forfait fait maison où c’est vous qui organisez votre voyage et votre hébergement. Nous avons fait les deux, voici ce que nous vous suggérons :


Les « spots » :

Nous avons choisi de faire 2 endroits très différents l’un de l’autres, mais tout aussi magique. Tout d’abord, Ras Sudr. C’est un petit village situé sur la côte est de la mer Rouge, qui commence seulement à accueillir des touristes. L’expérience est un peu plus authentique et on ne se fait pas harceler par les touristes crosseurs (nous vous en reparlerons plus tard).

Le club Mistral (au Green Creative Hotel resort) est de notre avis commun le club à fréquenter car c’est lui qui est sur la meilleure partie du spot. On sort de sa chambre, et à marée haute, une lagune de 5 km par 5 km s’étend devant nous. Pas de vague et c’est à cet endroit que le vent entre le mieux. Seul hic, la lagune est en sable à marée basse. Il faut donc soit se déplacer du côté mer pendant que la marée est basse, soit en profiter pour se reposer et se faire bronzer en attendant la session de rêve à marée haute.


Si vous choisissez la première option, un minibus peut vous amener sur le côté mer du club. (Au Ramada Hotel Resort). De notre côté, nous préférions attendre que la marée soit au bon niveau pour profiter de la lagune et du flat. Il est même possible, quand les vents sont favorables, de monter le long de la mer en faisant un up-wind, pour rentrer dans la lagune. C’est un peu de travail, mais la ride est géniale. C’est lors d’un de ces up-winds que Fred et Geneviève se sont fait accompagner par un banc de dauphins ! Le spot est peu fréquenté. Au top de notre meilleure session, nous étions 13 kites dans les airs ! (dont nous quatre). Ras Sudr, c’est de l’espace et du soleil à volonté !


Safaga a été notre deuxième destination. La ville est située sur la côte est de la mer Rouge, à environ 6 heures de route au sud du Caire. L’endroit est un peu plus touristique que Ras Sudr, mais reste quand même dépaysant. Nous avons exploré deux avenues dans le choix de l’hébergement. Sylvain et Geneviève ont opté pour un tout inclus au club Mistral, Fred et Michelle, ont loué un petit appartement via le club Tornado.

La formule appartement est moins cher et très agréable (60 euros par semaine peu importe le nombre de personne) Celui que nous avions loué avait 2 chambres et trois grands lits. La location de l’appartement nous a permis de gérer nous même le kite et la bouffe. Pendant 17 jours, nous avons profité de la bouffe égyptienne, à très bon prix soit dit en passant, et du style de vie typiquement égyptien. Pour une demi-livre égyptienne, nous pouvions nous promener en minibus vers les restaurants et les marchés de la ville.


Le club Mistral de Safaga est situé directement sur la plage de l’hôtel Shams. Le spot est composé d’une partie peu profonde qui s’étire sur plusieurs centaines de pieds où nous surfions side shore. La sécurité est respectée de façon très serrée puisque le spot est situé up-wind de la plage de l’hôtel. Un bateau de sécurité est a l’affût des riders qui dépassent la zone de sécurité ou d’un rider qui aurait un problème.

Le club Tornado de Safaga utilise à peu près le même spot, mais nous y arrivions par bateau. À 8h45, les kiteux et kiteuses se réunissaient au club pour prendre le bateau et ainsi passer la journée sur le spot. Le principe : le bateau s’ancre au large. À droite du bateau, il y a une lagune peu profonde, à gauche, un spot d’eau profonde infiniment grand.


Pour monter l’équipement, nous gonflions le kite sur le bateau, puis nous l’accrochions à un câble de la section non profonde pour pouvoir dérouler les lignes. Une façon peu commune ici, mais très efficace là-bas. Le spot est protégé par une baie de sable (Soma Bay), ce qui réduit les vagues à de petits clapots.

Le moment magique était le retour vers le club qui s’effectuait en kite. Un méga down-wind de 8km qui, quand le vent était fort, était parsemé de vagues régulières pouvant atteindre 2m de hauteur sur lesquelles nous surfions. S’il n’y avait pas de vent, le bateau nous amenait faire de l’apnée dans des sites de coraux tout à fait fabuleux. Il en coûtait 12 euros par jour par personne pour le bateau incluant, la sécurité (un zodiac qui vient te chercher si tu as un pépin) et un super bon dîner.


Préparatifs :

L’achat des billets : Après avoir regardé différentes options, nous avons opté pour la compagnie Egypt Air qui offre deux vols directs par semaine, soit le mardi et jeudi. En achetant les billets d’avance, il est possible d’avoir des prix raisonnables. Il faut compter environ 1400$ à 1600$ par personne. Le fait de prendre un vol direct nous donnait plus de certitude quand à l’arrivée de notre matériel. Moins il y a de manipulation, moins le matériel risque d’être endommagé ou perdu.

Il est conseillé de demander pour un autocollant « fragile » pour mettre sur les sacs de kites. (Pour ce qui est du poids, 2 bagages de 32 kg par personne pour la soute à bagage et un bagage à main de 20kg, que l’on apporte avec soit dans la cabine, sont autorisés). Si vous décidez de voyager avec Egypt Air, nous vous conseillons d’appliquer pour la carte « frequent flyers » offerte sur le site de la compagnie.

Cette carte vous donne droit à des points et à un extra dans le poids des bagages de 10kg. Si vous faites quelques vols à l’interne (le prix des voyages internes est ridiculement bas et ça vous permet de sauver énormément de temps) vous pourrez échanger vos points pour de meilleur siège à votre retour à Montréal ou contre un billet interne sans frais. Vaccination : Plusieurs vaccins sont recommandés, il suffit de s’informer à une clinique du voyageur.


Réserver son hotel/ resort/ appartement:

Nous avons consulté des sites Internet français pour avoir de l’information sur les hôtels. Les Européens étant très présents en Égypte, offrent plusieurs voyages clé en main. Les clubs Mistral et Nathalie Simon sont les clubs présents en Égypte (il y en a d’autres, mais ce sont les clubs français). Geneviève et Sylvain ont fait affaire avec l’agence Fun & Fly en France qui les ont pris en charge du début à la fin du voyage. Préparez-vous à envoyer quelques courriels ou a faire quelques interurbains outre-mer pour vérifier (pas trop cher via Skype) et assurez-vous d’obtenir ce que vous voulez.


Exigez des rabais si vous ne voulez pas le storage (qui n’est pas nécessaire si vous gardez votre stock dans votre chambre) et si vous n’utilisez pas les transferts offerts par la compagnie (entre l’aéroport et l’hôtel). Informez-vous aussi sur le prix de la sécurité. Certains clubs exigent que vous payiez pour la sécurité, tandis que d’autres chargent à la pièce (au nombre de fois que vous allez utiliser le bateau de sécurité).

Pour les débutants, soyez avisés que la plupart des spots se naviguent « side-on » et que vous êtes susceptibles d’utiliser les services de sécurité quand vous aller rider en eau profonde. Pour ce qui est de l’appartement, prenez contact avec nous, nous serons en mesure de vous référer.


Le vent et le quiver :

Il a plus de 300 jours de bons vents par année en Égypte. Les chances de tomber sur des conditions médiocres sont rares. La plus belle saison est de juin à août. Pour notre part, nous avons apporté 4 kites, 12m, 10m, 8m et 5m. Chacune des voiles nous a été utile au moins une fois. Une voile de plus grande dimension n’aurait pas été de trop, mais nous avons compensé avec une grosse planche light wind, 135 x 47. Veuillez noter que le vent, étant très chaud, est aussi plus dilaté, donc moins portant. Un 25 nœuds égyptien est l’équivalent d’un 15-20 nœuds ici. De là l’importance d’apporter soit une grosse voile ou un grosse planche pour éviter les journées « pétoles ».

L’équipement :

Nous vous recommandons d’apporter des « booties » dans vos valises. Qui dit naviguer en lagune dit aussi la présence de corail en surface! Les rash guards sont littéralement indispensables pour rider sous le soleil brûlant. N’oubliez pas d’apporter de la crème solaire en quantité suffisante et au FPS élevée. (de la 60, c’est pas trop!!!) Une bonne crème de zinc est aussi recommandée. Pour les irritations dues au harnais, ou pour couvrir un nez qui aurait brûlé au soleil, c’est le petit pot de crème qui nous a tant manqué. Un kit de kite-fix est nécessaire.

Attention à la colle, elle supporte mal les températures élevées de l’Égypte. Pour finir, prévoyez des pièces de rechange comme des fins, des vis pour les fixations, des lignes, et un morceau de latex pour faire des patchs pour les bladders. Et surtout, ne laissez jamais vos kites sur le sable chaud. Dégonflez vos boudins! Nous avons été témoins de plusieurs explosions qui arrivaient parfois moins de 10 minutes après le dépôt du kite sur le sable.


La vie :

L’argent utilisé est la livre égyptienne et en juillet, nous avions 5 livres pour un dollar canadien. Le coût de la vie est peu cher, ce qui rend l’Égypte attrayante comme destination. L’Égypte, étant un pays musulman, les gars, soyez avisés que votre douce moitié se fera dévisager. Les filles, soyez conservatrices : couvrez vos épaules et vos genoux lorsque vous vous promenez dans des endroits non touristiques.


Un t-shirt et un board short suffisent pour éviter de vous faire regarder comme de vulgaires morceaux de viande. De plus, évitez les démonstrations d’affection en public. Vous éviterez ainsi d’avoir un public attentif à tous vos faits et gestes.


Dans vos déplacements en autobus ou en taxi, attendez-vous à l’apocalypse ! Les Égyptiens conduisent vite, dépassent partout, klaxonnent pour tout. C’est le chaos ! Le truc : ne jamais regarder en avant durant le transport et… in shalla !!! (À la grâce de Dieu !).


En tout temps, ayez de la monnaie sur vous. Le peuple égyptien est très serviable, mais tout a un prix. Le bakshis (pourboire) est une habitude chez eux et ils y tiennent ! Dans les toilettes, à l’aéroport, au chauffeur de taxi, au guide… Tous tendent la main pour avoir un petit quelque chose. Une livre égyptienne ou deux (en argent canadien, ça fait 0,20-0,40$) et vous avez la paix.


Cependant, faites attention à ceux qui en demandent trop et n’accordez pas d’importance a ceux qui vous feront une scène car ils jugent que le pourboire n’est pas assez important. Et si les gens vous demandent des euros, répondez que vous êtes Canadiens, donc bien moins riches que les Européens (pour eux 1 euro = 7.5 livres égyptiennes) ! Il est très facile de retirer des sous avec votre carte de guichet ou avec votre carte de crédit, car il y a des guichets dans presque tous les hôtels.


La bouffe en Égypte est excellente. Nous avons eu la chance de goûter à des plats typiquement égyptiens comme le dromadaire et le pigeon. L’alimentation égyptienne est principalement composé de légumes farcis (avec de la viande et du riz), de viandes grillées (shish kebab, kofta) et de pain (plat, pita). Vous pourrez facilement trouver de la bouffe américanisée avec une touche égyptienne dans les restaurants des complexes hôteliers. La vraie expérience culinaire débute lorsque vous osez sortir du resort. Les repas au restaurant sont très abordables. Il nous en coûtait entre 50 à 70 livres pour un repas très copieux pour deux. (10 à 14 $). Demandez aux locaux et aux personnes responsables des clubs de kite. Ils vous diront où aller casser la croûte.


Qui dit Égypte dit mille et un endroits à visiter. Les pyramides, les musées, les temples. Vous pouvez y accéder en solo ou avec des tours organisés. En solo, vous économiserez de l’argent, tout dépendamment de vos talents de marchandeur. Mais rien n’est expliqué et il n’y a pas de guide pour vous accompagner. Si vous ne savez pas où aller, bonjour la perte de temps. Préparez votre itinéraire avec un livre comme le Lonely Planet et réservez un taxi pour la journée.

En tour organisé, c’est un peu plus cher, mais il n’y a pas de perte de temps. Un itinéraire est préétabli et vous visitez les attraits les uns après les autres. Un guide vous accompagne et vous explique chacun des endroits visités. C’est la solution pour ceux qui ont un horaire serré.


Nous vous recommandons les endroits suivants : À Luxor : Temple de Karnak, Vallée des Rois, Vallée des Reines – Au Caire : Les pyramides, le musée du Caire – Dans le désert : Un tour en quatre roues dans le désert et une visite des Bédouins. – Sur la mer Rouge : Plongée sous-marine au Parc de RasMohamed ou tout autre site.


Bref, l’Égypte est un endroit magnifique pour le kite, le soleil, le bleu du ciel (il n’y a jamais de nuages) ou le bleu de l’eau, la bouffe, les gens, L’Égypte est une destination par excellence. Pour tout renseignement vous pouvez nous contacter via message privé. Demandez Scoutu, Gentonic, Chlorophylle ou Theman !


Un grand merci à Michelle, Geneviève, Sylvain et Frédéric pour ce magnifique reportage !


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